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Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale Comité National de Secours d'Urgence et de Réhabilitation 01
BP 515 Ouagadougou 01 |
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PARTENARIAT
BILAN DU PROGRAMME DE GESTION DES CONSEQUENCES DU DEFICIT CEREALIER DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE L'ANNEE 2001 |
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I.
Contexte du déficit céréalier Le Burkina Faso. pays sahélien se situe au cœur de l'Afrique Occidentale. Il compte environ 12 000.000 d'habitants et connaît un climat de type soudanien qui alterne deux saisons: une saison sèche et longue et une saison pluvieuse et courte. qui tourne autour de 3 à 4 mois. L'agriculture. bien que tributaire des aléas climatiques et occupant plus de 85% de la population. constitue la principale source de revenu du pays. Les céréales ( sorgho. maïs. petit mil) occupent une place prépondérante dans l'alimentation des populations. L'agriculture est pratiquée dans le milieu rural .où la grande majorité de la population vit dans des zones écologiquement fragiles avec des systèmes de productions rudimentaires et exposés aux aléas climatiques. La pluviométrie est décroissante du Sud au Nord et les parties Sud et Ouest qui sont les mieux arrosées. reçoivent entre 1000 à 1300 mm tandis que la partie du Nord reçoit moins de 300 mm d'eau par an. Pays en voie de développement. il se classe parmi les plus pauvres et occupe le 159ème rang sur 162 pays classés selon l'Indice de Développement Humain Durable en 2001; plus de 45% de la population vit au-dessous du seuil absolu de pauvreté. établi à 72.690 F CFA par an. soit 6057 F CFA par mois et 201 F CFA par jour ( 2.01 FF par adulte/ jours ou 0.30 E soit 20.28 $ US). Pays aux conditions pédo-climatiques défavorables. dépourvu de ressources économiques appréciables et toujours soumis aux pesanteurs sociologiques. le Burkina Faso est perpétuellement confronté à la gestion des conséquences désastreuses des catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses. Ainsi. au cours de la campagne agricole de l'année 2001. il a enregistré un déficit céréalier total de 199 556 tonnes de céréales . toutes variétés confondues. Ce déficit qui a concerné l'ensemble du territoire national s'est manifesté avec beaucoup d'acuité dans les régions du plateau central. du Nord du centre nord. du Sahel et de l'Est. couvrant plus de la moitié de la population avec 25 provinces. II. stratégies de gestion mises en œuvre par les autorités nationales Pour faire face à cette catastrophe. le gouvernement a procédé à l'élaboration d'un Programme d'Aide Alimentaire d'Urgence 2001. Le CONASUR. dont la mission principale est d'assurer la coordination et la mise en œuvre des programmes de secours d'urgence et de réhabilitation. notamment en matière de sécurité alimentaire a été mandaté de son exécution en collaboration avec les partenaires au développement. 1-Cadre Général de Gestion Afin de réserver une efficacité à la mise en œuvre du programme. les mesures suivantes ont été adoptées par le gouvernement de concert avec les partenaires au développement. 1.1 première phase Elle a consisté à une distribution gratuite de 4083 tonnes de céréales aux catégories de personnes les plus vulnérables. suivant l'IEP dans les 18 provinces les plus déficitaires des 25 provinces concernées par la crise céréalière. Cette intervention a été entièrement supportée par le budget de l'Etat et a coûté 622.000.000 F CFA pour l'approvisionnement des céréales. Elle a été gérée par le CONASUR et ses démembrements que sont:
1.2 -La deuxième phase Elle a connu la participation des partenaires au développement et a porté sur le déstockage du Stock National de Sécurité suivant Accord Gouvernement et partenaires au développement. Cette intervention s'est déroulée en deux tranches: 1.2.1 première tranche Cette tranche qui a porté sur les 16 983 tonnes a concerné 13 provinces les plus déficitaires des 18 provinces retenues ( sur les 25) et a consisté:
1.2.2 la seconde tranche Elle a porté sur 2000 tonnes de céréales ; elle a permis de couvrir les besoins alimentaires de douze (12) provinces dont les 7 initialement retenues des 25 qui n'avaient pas pu bénéficier des interventions antérieures. Elle a été également financée sur fonds du budget de l'Etat et a été destinée à vente à prix social à raison de 8000 F CFA le sac de 100 kg et à une distribution gratuite dans certaines provinces.
III Bilan des actions du Gouvernement et des partenaires au développement La mise en œuvre du programme d'aide alimentaire d'urgence 2001 a été rendue possible dans les 25 provinces déficitaires grâce à la synergie des efforts de solidarité des partenaires au développement et de ceux du gouvernement. Il a permis de prendre en charge les besoins alimentaires d'au moins 1.335.915 de sinistrés(personnes et familles nécessiteuses surtout) des 25 provinces du pays. 1-Actions des partenaires au développement Beaucoup de partenaires ont témoigné leur élan de solidarité aux populations éprouvées à travers des conditions de subventions remboursables. conformément à l'esprit du cadre général de gestion développé plus haut :10% réservé à la distribution gratuite aux personnes vulnérables selon les termes de l'Indice d'Extrême Pauvreté et 90% consacré à la vente à prix social dont les produits de ventes sont remboursables(reconstitution du Stock National de Sécurité) . Ainsi. au titre de l'aide alimentaire d'urgence de l'année 2001. le Burkina Faso a bénéficié de l'appui des partenaires dont la situation de gestion se présente comme indiquée dans le tableau ci-dessous: |
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MINISTERE
DE L'ACTION SOCIALE |
BURKINA FASO Unité - Progrès - Justice |
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SITUATION
DES REVERSEMENTS DES RECETTES DES VENTES A PRIX SOCIAL |
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| Donateurs CPG |
Pays-bas
|
France
|
Italie
|
UE
|
Belgique
|
Autres
donateurs |
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| Qté allouée (tonnes) |
5
999
|
2
000
|
2
000
|
4
300
|
1
000
|
1
684
|
16.983
|
| Ventes (90%) (tonnes |
5
399.100
|
1
800.000
|
1
800.000
|
3
870.000
|
900.000
|
1
515.600
|
15
284 700
|
| Distr. Gratuite (10%) (tonnes) |
599.900
|
200.000
|
200.000
|
430.000
|
100
000
|
168.400
|
1
698 300
|
| Recettes des ventes (FCFA) |
593
901 000
|
198
000 000
|
198
000 000
|
425
700 000
|
99
000 000
|
166716000
|
1
681 317 000
|
| Pertes et avaries (0.5%) |
0
|
990
000
|
990
000
|
2
128 500
|
495
000
|
833
580
|
5
437 080
|
| Recettes nettes à reversées (FCFA) |
593
901 000
|
197
010 000
|
197
010 000
|
423
571 500
|
98
505 000
|
165882420
|
1
675 879 920
|
| Recettes nettes à reversées/ONG (FCFA) |
593
892 150
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
593
892 150
|
| Reliquat à reverser (FCFA) |
8
850
|
197
010 100
|
197
010 100
|
423
571 500
|
98
505 000
|
165882420
|
1
081 987 770
|
| Taux de réalisation % |
99.999
|
100.000
|
100.000
|
100.000
|
100.000
|
100.000
|
99.999
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SITREVER 16.983 TM/SNS
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Le comptable gestionnaire OUEDRAOGO Nongoma Laurent |
Le Secrétaire Permanent Youssoufou OUEDRAOGO |
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Il convient de souligner
que les partenaires ont exprimé leurs participations à travers le
Comité Paritaire de Gestion (CPG) qui est une convention entre les
différents acteurs de la filière céréale. L'intervention des partenaires
a permis de mobiliser 16 983 tonnes de céréales sur le stock national
de sécurité ( déstockage ).
Elle a connu un taux de réalisation de 99.99%. Aussi. pourrait-on dire que l'opération s'est déroulée dans des conditions appréciables. Ces résultats très encourageants. qui reflètent les attentes légitimes des bailleurs de fonds témoignent l'esprit de rigueur. le souci de transparence et l'expression des expériences et compétences du CONASUR dans la gestion des opérations d'urgence. Elle a répondu parfaitement au salut des couches sociales éprouvées par le déficit céréalier. En particulier elle a servi de moyen de survie aux plus vulnérables ( cf termes IEP/IAP) qui ne pouvaient fonder leurs espoirs de vie que sur l'élan de solidarité nationale et internationale. 2-Interventions du gouvernement Malgré les contraintes budgétaires actuelles du pays. le gouvernent a tenu à traduire des efforts de solidarité à l'endroit du peuple en difficultés. Aussi. a-t-il assuré la première phase du programme avec 4083 tonnes destinées à une distribution gratuite aux nécessiteux et aux indigents sociaux suivant les termes de l'IEP. Il a également participé à la seconde tranche de la deuxième phase du programme avec 2000 tonnes de céréales dont une partie a été consacrée à une distribution gratuite et l'autre à une vente à prix social. 3-Impact de l'aide alimentaire d'urgence 2001 Au total. sur un déficit de 199556 tonnes enregistrées dans le pays qui compte 45 provinces. 25 ont été classées parmi les plus touchées. Elles ont bénéficié des interventions du gouvernement et des partenaires au développement; un stock de 23 656 tonnes a été officiellement géré par le CONASUR en faveur des populations les plus démunies des ces localités. A cela. il convient de signaler la participation directe d'autres partenaires qui ont géré de minière parallèle leurs opérations sans l'implication des structures déconcentrées du CONASUR d'où la difficulté d'évaluation exhaustive et objective de l'impact total des opérations. En substance. il est indispensable de reconnaître que l'aide alimentaire d'urgence bien qu'en deçà de la quantité totale du déficit enregistré fut salvatrice pour nos populations. Elle a pu toucher au moins 1.335.915 personne en pleine détresse. Sur le plan qualitatif. nul doute que ces aides ont permis d'épargner à notre société les conséquences dramatiques. Elles ont été un moyen de réduction des conséquences sociales. sanitaires et économiques car ayant:
Bref. Il convient de souligner que 4/5 des aides reçues ont été acheminées dans les milieux ruraux du pays; zones à plus fort taux de peuplement. elles connaissent une situation d'extrême pauvreté d'où l'impérieuse nécessité pour les communautés victimes de bénéficier de l'aide pour leur survie. En conclusion. il est permis de dire que si la campagne précédente a été largement déficitaire. la présente a donné des signes d'espoir dans son évolution mais s'est terminée avec des poches de déficits considérables dans certaines localités. De même. la surprenante apparition des oiseaux granivores dans la région du Sourou (Nord-Ouest) du pays a provoqué un important désastre céréalier pour les communautés. En attendant les résultats définitifs de la campagne agricole. force est de reconnaître que le Burkina Faso connaît une tradition de déficits céréaliers importants ; même si la présente est relativement satisfaisante. elle est loin de couvrir les besoins alimentaires de l'ensemble du pays. Aussi. des efforts doivent-ils être consentis pour l'amélioration des conditions alimentaires du pays. notamment celles des populations rurales. |