Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale

Comité National de Secours d'Urgence et de Réhabilitation

01 BP 515 Ouagadougou 01
Tél.: (226) 34 70 03
Fax : (226) 34 52 51
Burkina Faso

Préface
Présentation
Méthodes d'interv.
Pgmes en cours
Partenariat
Publications
Album
Contact

 


METHODE D'INTERVENTION

III. ORGANISATION DES SECOURS ET DE LA REHABILITATION

 

Trois étapes seront observés dans l'organisation et la gestion des secours et de la réhabilitation.

A. - Etape 1 : avant la catastrophe

  1. Il s'agit pour la communauté d'une manière générale de s'organiser en structures opérationnelles d'intervention efficace et rapide. Pour le Burkina Faso, ces structures sont le CONASUR, les COPROSUR, les CODESUR et les COVISUR.
    L'organisation communautaire devrait être appuyée par les partenaires locaux.

  2. Les structures organisées doivent gérer un système d'information performant. Les sources d'information en la matière pour le Burkina sont essentiellement le CCl (Comité de coordination de l'information pour la sécurité alimentaire), qui demande à être redynamisé, et le système d'alerte précoce. Le CONASUR, qui est la structure responsable de la gestion des catastrophes, devrait recevoir régulièrement aussi des données des sources suivantes :
    • Statistiques agricoles, agropastorales et forestières;
    • statistiques socio-sanitaires;
    • relevés météorologiques;
    • relevés hydrologiques;
    • bulletin FAO;
    • lnterfax;
    • Centre régional de télédétection de Ouagadougou (CRTO);
    • Système d'alerte précoce contre la famine (Few);
    • laboratoire de contrôle de qualité, etc.
      Le CONASUR devrait être doté de moyens performants (ordinateurs, radio, logistique, etc.) en vue de la gestion d'une banque de données.

  3. Les structures organisées doivent avoir à jour un inventaire permanent des moyens de lutte, notamment :
    • stocks alimentaires;
    • locaux publics pouvant être utilisés pour des abris temporaires
    • tentes, médicaments essentiels;
    • logistiques
    • personnel disponible.
      Pour cela, au Burkina Faso, les informations sur le nombre et l'état d'approvisionnement des banques de céréales doivent être régulièrement communiquées au CONASUR. Quant à l'inventaire des moyens logistiques, outre les services de l'État, les opérateurs économiques, les ONG, les confessions religieuses doivent être impliqués. Il faut rappeler que le Haut Commissaire est habilité à réquisitionner tout moyen logistique nécessaire à la lutte et présent dans son ressort territorial.

  4. Les structures organisées doivent sensibiliser le public sur l'utilisation adéquate des infrastructures, de l'espace et sur la gestion rationnelle des ressources agricoles, forestières et fauniques. Elles doivent également sensibiliser les agriculteurs au respect des conseils des techniciens agricoles, de la météorologie et du développement socio-sanitaire.

B. Etape 2: pendant la catastrophe

 

Objectifs

Stratégies

Activités

Structures responsables

Partenaires de coopérations

Moyens

1. Identifier la catastrophe

Reconnaissance des lieux de la catastrophes

1. visiter le lieu du sinistre

2. décrire la catastrophe (manifestation)

3. estimer le nombre de famille sinistrées :

- recenser les personnes par sexe et par tranches d’âge

- identifier les groupes vulnérables (personnes âgées seules, femme chef de famille, orphelins abandonnés, enfants de moins de 5 ans, femmes enceintes)

COPROSUR  avec l’appui du CONASUR CODESUR COVISUR Comité de crise

Services compétents

OIG, ONG

Donateurs multilatéraux et bilatéraux

Véhicule ou moto, vélo, chameaux, fournitures de bureau, carburant, etc.

2.  Recenser les dégâts

Recensement exhaustif des dégâts

1. dénombrer les victimes


2. recenser les dégâts financiers – mobiliers, immobiliers – et matériels

COPROSUR  avec l’appui du CONASUR CODESUR COVISUR

Administration locale

Croix-rouge locale, OIG, ONG

Donateurs

Fournitures de bureau

Véhicule/moto

Téléphone, RAT rapport

Fiches de renseignements

Etc

3. informer les autorités nationales

 

1.  informer d’urgence le CONASUR

 

Administration locale

ONG,  Croix-rouge, OIG,

Donateurs

 

4.Organiser le secours

Recensement des besoins d’urgence

Evaluation

1. évaluer les besoins en :

-produits alimentaires

-produits et matériels désinfectants

-produits de survie

-médicaments essentiels

-logements

2. comparer les ressources disponibles aux besoins évalués

3. rechercher les moyens

4. mobiliser les moyens

COPROSUR  avec l’appui du CONASUR CODESUR COVISUR Comité de crise

 

Fiches de renseignements

Véhicule

moto

carburants, etc

5. Transporter les 1ers secours sur les lieux

Mobiliser les moyens logistiques et humains (magasins de stockage et camions de transport)

1. contacter les transporteurs et les propriétaires de magasins de stockage

2. rassembler les secours d’urgence

3. acheminer les besoins d’urgence mobilisés

CONOSUR  COPROSUR CODESUR COVISUR Comité de crise

Transporteurs routiers

Transporteurs ferroviaires

Autres transporteurs (avion…)

Collectivités locales

Logistique

Ressources humaines

6.Distribuer les secours d’urgence aux sinistrés de la catastrophe

Elaborer un plan de répartition des secours

1. distribuer des aides d’urgence aux victimes

2. donner les 1ers soins et évacuer

3. Aider sur le plan alimentaire

4. apporter le matériel de survie

5. procurer le matériel de désinfection et produits désinfectants

6. fournir les médicaments essentiels

COPROSUR  (comité de distribution) CODESUR COVISUR

Population

Croix-rouge

ONG

Agents de sécurité

Données alimentaires

Matériel de survie

Produits désinfectants

Médicaments essentiels

7. Désinfecter les habitations et les points d’eau

Assainissement de l’environnement

1. recenser les points d’eau

2. désinfecter les points d’eau

3. désinfecter les habitations

4. désinfecter les différentes installations publiques

Techniciens du Ministère de l’Eau

Techniciens d’assainissement

Populations

Croix-rouge

ONG

Médicaments désinfectants et matériels de désinfection

8. Prévenir les maladies épidémiques

Distribuer des médicaments préventifs à toute la population de la zone affectée par la catastrophe

Prévoir une campagne de vaccination

1. distribuer les médicaments préventifs à toute la population de la zone affectée

2. identifier les risques d’épidémies

3. sensibiliser les populations aux techniques d’hygiène individuelle et collective

4. vacciner les groupes cibles (enfants et femmes enceintes)

5. assurer la surveillance épidémiologique

Techniciens de la santé

COVISUR

CODESUR

COPROSUR

Centre de secours

Secouristes

Agents de santé communautaire

Organisations internationales (OMS, UNICEF, etc)

Croix-rouge

ONG

Donateurs

Médicaments et matériels médicaux

Personnel de santé et secouristes

Agents sociaux

9. Organiser la reconstruction/réhabilitation

Evaluer les besoins en réhabilitation

1. évaluer les besoins en en réhabilitation

2. organiser la mise à disposition

3. assurer le suivi / évaluation

COPROSUR  CODESUR COVISUR services compétents (habitat, action sociale, urbanisme, agriculture, eau, santé et éducation)

CONASUR

Comité de suivi d’évaluation

Organismes bilatéraux et multilatéraux

ONG

Fiches de renseignements

Véhicules

Matériaux de construction

Moyens humains

10. Concevoir un rapport.

Confectionner un rapport d’exécution technique et financière

1.  écrire le compte rendu des activités avec des propositions de réhabilitation

2. Faire approuver le compte rendu par le CONASUR et le COPROSUR

3. expédier le rapport au CONASUR

Secrétariat permanent des COPROSUR, CODESUR, et CONASUR

Membres du COPROSUR

Canevas de rapport

Matériel de bureau

 

C. Etape 3 : Après la catastrophe ou phase de réhabilitation

Le but de la réhabilitation est la reconstruction du cadre de vie habituel qui a été perturbé par la catastrophe, en l'améliorant si possible.

Au Burkina Faso, où les moyens sont limités, il s'agit d'appuyer les populations sinistrées dans leurs efforts de reconstruction.

Cet appui porte généralement sur la reconstruction des infrastructures sociales, les ouvrages TP, les ponts, les barrages, les maisons d'habitation, le transfert et la réinstallation des villages sinistrés.

A ce niveau et pour améliorer l'efficacité du volet, il faudrait, pour chaque catastrophe, chercher les causes réelles et situer les responsabilités, afin que l'Etat n'en soit pas le seul acteur.

Il faudrait aussi promouvoir et organiser des mécanismes de solidarité sur des bases décentralisées afin de faciliter et développer les initiatives locales d'appui à la réhabilitation.

Il faudrait également initier des projets dont l'objectifs serait de permettre aux populations de pouvoir recommencer leurs activités d'antan et d'aider au développement de la localité touchée.

 

Préface